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Éric Lombard, Ministre de l’Économie, des Finances, était l’invité de notre dernier petit-déjeuner débat, organisé le jeudi 15 mai.

Animé par Jean-Marc Sylvestre, le ministre s’est notamment exprimé autour de la question thème : Comment restaurer la croissance ?

Le jeudi 15 mai 2025, notre Cabinet avait le plaisir d’accueillir Éric Lombard, Ministre de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle, lors de notre petit-déjeuner débat animé par Jean-Marc-Sylvestre.

Ce fût l’occasion pour le Ministre de s’exprimer sur l’actualité économique ainsi que sur les derniers résultats du baromètre ARC/IFOP.

Bruno Le Maire, Ministre de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique, était notre invité le mardi 24 octobre 2023. Au cours de ce petit-déjeuner débat animé par Jean-Marc Sylvestre, le Ministre s’est notamment exprimé autour de la question : Comment se protéger durablement de l’inflation ?

Bruno Le Maire, Ministre de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique, était notre invité en octobre 2022 autour du thème « Comment se protéger de la crise ? ». Il s’est notamment exprimé sur notre proposition relative à la notation des délais de paiement.

Bruno Le Maire, ministre de l’Économie, des Finances et de la Relance, était l’invité du webinaire Cabinet ARC qui s’est tenu le Mardi 20 Octobre 2020. Découvrez ses commentaires et analyses sur les principaux résultats du baromètre Cabinet ARC relatif aux délais de paiement en ce période de Crise Covid.

Le Président du MEDEF était l’invité de notre petit-déjeuner débat du 22 Octobre 2019, animé par Jean-Marc Sylvestre sur le thème : « Comment renforcer l’industrie française et préparer l’entreprise du XXIème siècle ? ».

Découvrir les vidéos

Mardi 3 octobre 2017, le Cabinet ARC recevait Bruno Le Maire, ministre de l’Économie et des Finances, pour son petit déjeuner débat « Quelle visibilité pour les entreprises en 2018 ? ». L’occasion pour Monsieur Le Maire de commenter les résultats du baromètre Cabinet ARC/IFOP et de faire des annonces essentielles sur l’optimisation des délais de paiement.

A l’occasion d’un petit-déjeuner débat organisé par le Cabinet ARC en Octobre 2012, Michel Sapin, Ministre des Finances abordait la question des chances de redressement de l’économie Française.

Pierre Gattaz s’exprimait sur la question des délais de paiement évoquée lors de la présentation du Baromètre Cabinet ARC/IFOP du 18 Novembre 2015.

François Baroin, ancien Ministre de l’Economie et des Finances, était l’invité du petit-déjeuner débat du Cabinet ARC en Avril 2013, il nous livre ses clefs pour sortir de la crise économique, et notamment les trois sources de dépenses publiques.

« Le Cabinet ARC dispose d’une compétence juridique reconnue et est très créateur de solutions. »

Découvrez les grands axes de la politique économique préconisée par Bruno Le Maire, ancien Ministre de l’Economie & des Finances et invité du petit-déjeuner débat du Cabinet ARC le 3 octobre 2017.

Mardi 18 novembre 2015, le Cabinet ARC recevait François Pérol, Président du directoire du groupe BPCE, pour son petit-déjeuner débat « Comment convaincre son banquier ? » Ce rendez-vous a été l’occasion pour Monsieur Pérol de commenter les résultats du baromètre annuel Cabinet ARC/IFOP.

Mardi 19 novembre 2013, le Cabinet ARC recevait Louis Gallois pour son petit-déjeuner débat « Comment retrouver de la compétitivité ? »

Ce rendez-vous a été l’occasion pour Monsieur Gallois de commenter les résultats du baromètre annuel Cabinet ARC/IFOP sur le recouvrement de créances.

A l’occasion de son invitation au petit-déjeuner débat, René Ricol, Médiateur du Crédit et Commissaire Général à l’Investissement, s’exprime : « Tout l’enjeu est de se battre contre cette volonté incroyable de gagner très vite de l’argent ».

Hervé Novelli, ancien Secrétaire d’Etat chargé du Commerce, de l’Artisanat, des PME, du Tourisme, des Services et de la Consommation nous donne son point de vue sur les programmes économiques et sur les manques pour donner plus de compétitivité aux entreprises françaises.

Jean Arthuis, ancien Président de la commission des finances du Sénat, nous livre son point de vue sur l’harmonisation fiscale et les délais de paiement lors de sa participation au petit-déjeuner débat de Décembre 2010.

Jean-Hervé Lorenzi était l’invité de notre petit-déjeuner débat en 2012. Aux côtés d’Hervé Novelli, il se prononçait sur les moyens pouvant être mis en œuvre pour faire évoluer la situation économique française.

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C'est une des missions qu'on a donnée à la DGCCRF, d'augmenter le suivi des délais de paiement, pour sanctionner les entreprises qui ne jouent pas le jeu.

Éric Lombard
Ministre de l'Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique

Nous devons travailler sur cette idée de notation des délais de paiement, qui m'a été soufflée par le Cabinet ARC.

Bruno Le Maire
Ancien Ministre de l'Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique

Nos clients témoignent

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Paul Haman
Directeur Credit Management

Les atouts du cabinet dans ce contexte-là c’est l’expertise. On sent qu’on a en face de nous des collaborateurs du cabinet qui sont extrêmement pointus dans leur domaine…

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Jean-Richard Tessier
Directeur Administratif et Financier

« Le Cabinet ARC est très rapide, je pense qu’ils savent nous interroger instantanément lorsqu’il y a besoin de prendre une décision très rapide, ils savent où trouver des décisionnaires. »

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Christophe Ferrie
Credit Manager

« Les points fort de la collaboration avec le Cabinet ARC, ce sont, je résumerais, je dirais en trois fois la même lettre, la lettre P : P comme professionnel parce que beaucoup de technicité, beaucoup de présence. P aussi comme… »

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Jérôme Mandrillon
Directeur du crédit

« Mais ce qui m’a beaucoup séduit, c’est la technicité juridique du Cabinet ARC qui sait utiliser la bonne procédure, faire les bonnes saisies conservatoires, comme ils l’ont expliqué, et permettre un retour de fonds rapide. »

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Laurent Lemaire
Directeur du crédit

« L’action préalable de définir, d’identifier les avoirs saisissables, est à ma connaissance une spécificité du Cabinet ARC. Nous ne l’avons vu nulle part ailleurs et je pense que c’est une très forte valeur ajoutée. »

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Sophie Milliot
Directrice administrative et financière

« Nous rencontrons beaucoup de difficultés liées à la qualité de nos factures ainsi qu’au paiement de ces dernières. C’est pour cette raison que j’ai fait appel au Cabinet ARC pour nous aider à accélérer le mouvement. »

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Face à l’allongement préoccupant des délais de paiement, le ministre de l’Économie envisage un renforcement des sanctions. Il reconnaît également les difficultés du secteur public à montrer l’exemple. L’allongement des délais de paiement inquiète les entreprises, et les chiffres du dernier baromètre ARC–Ifop en témoignent : 17,3 jours de retard...

Lors du petit-déjeuner annuel de Cabinet ARC, le ministre de l’Économie a salué le travail de la DGCCRF et a annoncé un renforcement du suivi des délais de paiement interentreprises, en réaction aux chiffres préoccupants du baromètre Cabinet ARC-IFOP dévoilé à cette occasion. Les retards de paiement entre entreprises ne...

Dans le cadre de notre démarche de responsabilité sociétale et environnementale, notre Cabinet a souhaité faire valider ses actions par un organisme indépendant et reconnu. C’est ainsi qu’après évaluation des preuves de nos engagements pour répondre aux Objectifs de développement durable des Nations-Unies, AFNOR Certification a labellisé notre cabinet #EngagéRSE...

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Jean-Marc Sylvestre

L'actualité économique vue par Jean-Marc Sylvestre

Édition du 31 mars 2026

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Guerre, oui. Crise, non. Et c’est bien le problème.

Publié le 31 mars 2026 par Jean-Marc Sylvestre

Les marchés ne paniquent pas. Ils encaissent. Ils s’adaptent. Ils continuent d’avancer.Et pourtant… tout se fragilise. C’est bien le problème.

Bourses, taux, pétrole, or : chaque jour, les signaux deviennent plus confus. Illisibles, parfois contradictoires. Mais une chose est claire : les marchés n’anticipent pas une crise brutale.  Ils anticipent pire : une lente dérive inflationniste, insidieuse, durable. Pas de krach. Pas d’effondrement. Juste une instabilité permanente.

Depuis le début de la semaine, le message est limpide : pas de crise imminente, mais une perte totale de visibilité… Et c’est là que le danger commence. Parce que les marchés ne sont pas des oracles. Ils ne prédisent rien. Ils réagissent. Et souvent, ils se trompent.

L’histoire récente est sans appel :

2008 ? Les signaux existaient, mais personne n’a vu l’ampleur du désastre

2020 ? Les marchés ont chuté… mais après le choc du covid . Jamais avant ils n’ont rien vu .. En fait , Les marchés sentent les crises…Ils ne les anticipent presque jamais.

Aujourd’hui encore, ils racontent une histoire rassurante :

  • pas de récession globale
  • croissance molle mais positive
  • inflation en baisse… en apparence

Mais derrière cette façade, tout craque :

Les taux restent élevés : personne ne croit vraiment au retour à la normale.

-Le pétrole flambe : la géopolitique dicte le tempo

-L’or résiste : la défiance s’installe

-Les actions montent… comme si de rien n’était

Un monde où tout monte et tout inquiète à la fois n’est pas un monde stable.

C’est un monde sous tension. Le vrai signal n’est pas dans les chiffres. Il est dans leur incohérence. Les marchés sont divisés. Entre le petrole et les actions  , les obligations et les taux .  Et quand les marchés ne sont plus d’accord entre eux, ce n’est jamais bon signe.

Alors non, ils ne voient pas de crise imminente. Mais ils décrivent un système devenu instable, dépendant, vulnérable.

Deux gros risques seulement pourraient tout faire basculer :

  • une erreur majeure des banques centrales c’est possible.
  • ou l’imprévisibilité d’un politique, toujours sous-estimée.

Et le plus inquiétant ? IL viendra sans doute du politique mal conseillé. C’est qu’en 2008 aussi… tout semblait sous contrôle. A entendre les experts de Goldman Sachs.  En fait, soyons sérieux , les marchés n’annoncent pas la crise. Ils la laissent arriver.

Guerre, pétrole, inflation : le vrai danger serait-il un faux pas de la BCE ?

Publié le 31 mars 2026 par Jean-Marc Sylvestre

Face au choc énergétique qui menace, les politiques s’agitent. Ils promettent des réponses rapides pour amortir la hausse des prix. Pendant ce temps, la Banque centrale européenne se dit prête à agir. Son arme : les taux d’intérêt. Son réflexe : freiner. Au risque d’ajouter une crise à la crise.

Christine Lagarde l’affirme : la BCE ne restera pas immobile si l’inflation s’installe. Mais chacun sait que son levier est unique : relever les taux pour ralentir l’économie. Autrement dit, refroidir la machine au moment même où elle manque de carburant. Le risque est évident : transformer un choc pétrolier en choc récessif.

Car l’inflation actuelle n’est pas une inflation classique. Elle est importée. Elle vient du gaz, du pétrole, des tensions géopolitiques. Comme lors de la guerre en Ukraine, les banques centrales sont confrontées à une hausse des prix qu’elles ne maîtrisent pas. Ni la BCE, ni la Fed, ni la Banque d’Angleterre ne peuvent faire baisser le prix du baril.

Mais elles peuvent casser la dynamique économique. Et c’est bien là le cœur du problème.

Le raisonnement de la BCE est connu : éviter la contagion. Empêcher que la hausse de l’énergie se diffuse aux salaires, puis à l’ensemble des prix. Bloquer les effets de second tour.

En clair : accepter le choc initial, mais empêcher qu’il s’installe durablement.

C’est logique. C’est même orthodoxe. C’est ce qu on apprend a l’école de Chicago .  Mais c’est aussi dangereux. Car pour freiner cette contagion, la BCE n’a qu’un outil : durcir les conditions de crédit. Si elle estime que l’inflation dérape, elle relèvera ses taux — peut-être dès les prochains mois.

Les conséquences sont connues et immédiates :

  • le crédit devient plus cher
  • les ménages reportent leurs achats
  • l’immobilier se grippe
  • les entreprises investissent moins
  • la croissance ralentit.
  • Et, au bout de la chaîne, l’inflation finit par céder.

Mais à quel prix ? Le problème, c’est que cet outil est efficace contre une inflation tirée par la demande. Il l’est beaucoup moins face à une inflation d’offre, liée à l’énergie. Autrement dit, la BCE soigne un mal qu’elle ne traite pas vraiment.Elle est aujourd’hui piégée dans un dilemme classique :

  • soit elle ne fait rien, et prend le risque de laisser l’inflation s’installer
  • soit elle agit, et prend le risque de provoquer une récession

Dans les deux cas, le coût est élevé. Pour l’Europe toute entière qui n’est déjà pas tres placée dans la compétition mondiale .

Pour la France, l’équation est encore plus délicate. Une hausse des taux mettrait immédiatement sous pression la croissance, l’immobilier et les finances publiques. Et sociale  Les budgets 2026 et 2027 deviendraient intenables, dans un contexte politique déjà fragile.

Surtout, aucune alternative crédible ne semble émerger. Car face à un choc d’offre énergétique, la réponse devrait être structurelle : produire plus, investir, sécuriser l’approvisionnement. Pas distribuer des chèques ni baisser artificiellement les prix.

Or, ces politiques de soutien à la demande ont déjà montré leurs limites. Elles coûtent cher, creusent les déficits et ne règlent rien sur le fond. On l’a vu au lendemain du covid ou de l Ukraine . Le véritable angle mort reste énergétique. Sans stratégie claire — notamment sur le nucléaire — l’Europe reste vulnérable à chaque tension sur les marchés. Dès lors, la BCE se retrouve en première ligne. Par défaut.

Mais il faut le dire clairement : elle ne peut pas faire baisser le prix du pétrole. Elle peut seulement ralentir l’économie pour éviter que la hausse ne se propage. Et c’est bien là le danger. Car, une fois de plus, le remède pourrait s’avérer plus violent que le mal.

Contre l’avis de Bercy, le Sénat vient de durcir les sanctions contre les retards de paiement

Publié le 1 mars 2026 par Jean-Marc Sylvestre

Le dispositif vise les mauvais payeurs du secteur privé, mais aussi l’État et les collectivités locales, qui sont très souvent de très mauvais élèves. C’est un signal fort en direction des chambres régionales des comptes, dont la mission devrait être de surveiller le système de financement.

La question des délais de paiement empoisonne tout le monde : du petit artisan qui a du mal à se faire payer par son client dont les lavabos fuyaient, au fournisseur de matériaux obligé de réclamer le paiement d’une facture à une entreprise de chauffage qui tarde à régler. Sans parler des très grandes entreprises qui laissent traîner les paiements et soulagent ainsi leur trésorerie, mettant parfois en difficulté leurs sous-traitants. D’où l’augmentation des risques de faillite.

Mais le problème ne concerne pas seulement les entreprises privées. L’État, comme les collectivités locales – dont certaines mairies semblent atteintes par ce virus – est également concerné. Les chefs d’entreprise osent d’ailleurs moins en parler : beaucoup craignent de se fâcher avec le maire ou le président de la communauté de communes et de perdre ainsi un marché.

Ce sont les professionnels du recouvrement de créances qui ont tiré la sonnette d’alarme il y a quelques mois. Le Cabinet ARC, l’un des plus importants du marché, avait découvert à la suite d’un sondage que plus de la moitié des PME (55 % exactement, renonçaient à répondre aux appels d’offres des collectivités, car elles n’étaient pas payées à l’heure – et parfois elles n’étaient même pas payées du tout. Les grandes administrations, notamment dans le secteur de la santé, les hôpitaux notamment, battent aujourd’hui des records en la matière.

Il devrait pourtant revenir à l’État de surveiller les modes de paiement, avec l’appui des chambres régionales des comptes, chargées en théorie de veiller à ce que les paiements soient effectués à temps et correctement. Face à la situation des hôpitaux, les chambres régionales des comptes ne bougent pas un cil. Elles se protègent en protégeant les corps administratifs. Pour qu’une chambre régionale des comptes normalement constituée, causerait-elle des ennuis par un mail de reproche au président de l’hôpital alors le maire harcèle le préfet pour être payé lui-même. Résultats, personne ne bouge et ce sont les prestataires de services qui attendent plusieurs mois pour être réglés…

En réalité, et quoi qu’on en dise, les règles sont parfois jugées floues. Il existe une directive européenne (2011/7/UE) sur la lutte contre les retards de paiement, qui fixe des règles minimales communes pour les États membres : 30 jours maximum pour régler un paiement à partir de la réception de la facture si aucun délai n’est convenu. Si un délai est contractuellement prévu, il peut être différent, mais ne doit pas dépasser 60 jours, sauf exceptions très spécifiques jugées non injustes pour le fournisseur.

Pour les autorités publiques, le délai est en principe de 30 jours, pouvant être porté à 60 jours dans certains cas définis par la loi nationale. La Commission européenne a proposé un nouveau règlement visant à renforcer ces normes (par exemple en imposant 30 jours pour tous les paiements et en automatisant les intérêts de retard), mais ce texte n’est pas encore définitivement adopté. Actuellement, si le paiement n’est pas effectué à l’échéance, le créancier peut exiger des intérêts de retard à compter du lendemain de la date convenue. Le taux d’intérêt peut être celui prévu contractuellement ; à défaut, un taux légal s’applique.

Dans l’Union européenne, début 2026, ce taux varie souvent entre 9 % et 14 % par an selon les pays (France : ~12,15 %, Allemagne : ~10,27 %, Hongrie : ~14,5 %). En plus des intérêts, le créancier peut réclamer une indemnité forfaitaire minimale pour frais de recouvrement (souvent 40 € par facture dans l’UE). Dans certains pays, cette indemnité peut être plus élevée ou adaptée aux dépenses réellement engagées.

Outre ces intérêts et indemnités entre professionnels, certains États – dont la France – prévoient des amendes administratives lorsque les délais légaux ne sont pas respectés. En France, le non-respect des délais de paiement peut exposer l’acheteur à une amende pouvant atteindre 75 000 € pour une personne physique et 2 millions d’euros pour une personne morale.

Ce sont précisément ces sanctions que le Sénat vient de renforcer à l’unanimité, en relevant le plafond des amendes, qui pourraient désormais atteindre jusqu’à 1 % du chiffre d’affaires, contre un plafond fixe de 2 millions d’euros aujourd’hui. « Au Cabinet ARC, on estimait depuis longtemps que ce plafond n’était pas suffisamment dissuasif (77 % des entreprises interrogées dans le dernier baromètre Cabinet ARC/IFOP plébiscitaient cette mesure) ».

Pour de très grandes entreprises, la tentation pouvait exister de risquer l’amende plutôt que de payer à l’heure.

Autre évolution majeure : les donneurs d’ordre publics – administrations, entreprises publiques, mairies et communautés de communes – seront soumis aux mêmes obligations. La date de déclenchement du délai de paiement serait désormais fixée à la date d’émission de la facture, et non plus seulement à sa réception.

Enfin, le texte présenté par Olivier Rietmann et voté par le Sénat durcit les pénalités en cas de retard et interdit le renoncement au versement des pénalités de retard, comme cela pouvait être prévu dans le cadre du règlement des marchés publics.

Les mairies sont de mauvais payeurs et ont du mal à expliquer pourquoi elles paient leurs fournisseurs privés aussi tard et aussi mal

Publié le 12 février 2026 par Jean-Marc Sylvestre

À l’approche des municipales, un angle mort s’impose dans le débat public : les mairies paient mal, et souvent très en retard. Une réalité qui décourage les PME, fragilise l’économie locale et interroge directement la gestion des communes.

La campagne municipale révèle aux électeurs qu’en général, leur commune leur coûte déjà très cher mais, plus grave, les mairies paient très mal et très en retard leurs fournisseurs. Résultat : plus de 45 % des PME prestataires privés refusent de participer aux appels d’offres publics… parce qu’elles craignent de ne pas être réglées.

Beaucoup d’électeurs qui se hasardent aux réunions électorales tombent de leur chaise quand ils apprennent, de la bouche de leur maire, que la mairie est en général un très mauvais payeur. La mairie paie avec beaucoup de retard, et très mal. Denis Le Bossé, le président fondateur du cabinet Arc, ne s’en étonne pas. Son métier consiste à recouvrer des créances impayées et à mettre en place des systèmes de gestion qui doivent faciliter les opérations et favoriser les optimisations financières.

« Nous étudions chaque année les comportements et les relations financières entre clients et fournisseurs, dans le cadre d’un baromètre qui permet de juger de l’évolution. En gros, nous savons qu’en période de crise économique, les délais de paiement ont tendance à s’allonger. Nous savons que ce délai est utilisé comme “variable d’ajustement”, mais nous savons aussi que cette pratique est toxique, parce que systémique. Le client qui ne paie pas met son fournisseur en difficulté, qui aura à son tour du mal à respecter ses propres délais. »

Mais ce que l’on sait aussi, c’est que les institutions publiques — les communes, les communautés de communes, les conseils généraux, les régions — paient beaucoup plus mal qu’un client privé. Les hôpitaux, par exemple, ont un comportement catastrophique : ce sont les plus mauvais payeurs. Ils paient tous très en retard leurs prestataires (cuisine, entretien, médicaments, etc.). Les administrations d’État sont les seules à avoir fait beaucoup de progrès et à se comporter presque normalement… mais les mairies sont des bêtes noires. Beaucoup sont endettées, d’ailleurs.

D’une façon générale, les retards de paiement ne sont pas marginaux en France. Ils touchent une forte majorité des entreprises et ont tendance à s’aggraver ces dernières années. En 2025, 86 % des entreprises françaises déclarent avoir subi des retards de paiement de la part de leurs clients, une proportion qui augmente d’année en année. Les Français sont parmi les mauvais élèves de la classe européenne : la durée moyenne des délais de paiement dépasse largement les pratiques européennes, avec 49 à 50 jours en moyenne en 2025 (contre environ 32 jours en Allemagne, par exemple).

Cela signifie que de nombreuses factures ne sont pas réglées dans les délais prévus contractuellement ou légalement, ce qui met une pression considérable sur la trésorerie des entreprises, notamment des PME et des micro-entreprises.

La Banque de France et l’Observatoire des délais de paiement estiment que le retard moyen global se situe autour de 13,6 à 14,1 jours en France en 2024-2025, au-dessus de la moyenne européenne. Autrement dit, au-delà des délais contractuels (souvent 30 jours), les paiements sont en moyenne au moins deux semaines en retard sur une large part des factures. Contrairement à une idée reçue, même les grandes entreprises ne paient pas toujours à temps : moins de la moitié respectent les échéances convenues. Les petites structures sont particulièrement vulnérables : si leurs clients tardent à payer, plus de la moitié estiment que cela met gravement en péril leur trésorerie. Une grande partie des faillites d’entreprises est désormais associée à des problèmes de trésorerie liés à ces retards de paiement.

Mais le sujet tabou des tabous, c’est le secteur public. Il se comporte mal. Les retards de paiement des autorités publiques (État, collectivités, hôpitaux) sont en moyenne plus élevés que dans le privé : autour d’environ 15 jours de retard en 2025. Certains établissements, notamment les hôpitaux et services déconcentrés de l’État, peuvent afficher des retards très importants (parfois au-delà de 20 jours). Parfois plus d’une année.

Dans le privé, on l’a vu dans le baromètre ARC-IFOP, les retards sont également significatifs, mais légèrement inférieurs à la moyenne globale : autour de 17,3 jours en moyenne, selon les secteurs et les tailles d’entreprises. Certaines grandes entreprises privées affichent des retards moyens de paiement de plus de 20 jours, notamment dans des secteurs comme les services administratifs, l’information ou la santé privée.

En 2017, Bercy avait mis en place une plateforme de dématérialisation des factures qui permettait de digitaliser la gestion et qui devait réduire les délais de paiement. Le système dont Bercy était si fier n’a pas fait de miracle. Les résultats ne se sont pas améliorés. Ils sont pires.

Les entreprises ne sont pas en retard sans raison. Parfois, certaines ont contractualisé des délais plus longs que la norme (près de 50 jours).D’autres se retrouvent avec des accidents de trésorerie et cherchent à protéger leur liquidité… d’où la pression sur la trésorerie des plus petites entreprises, les faillites et une redistribution de trésorerie vers les grands payeurs.

Ce problème est un vrai problème pour l’économie française et notamment les PME. Mais ce qui nous plonge dans l’actualité des municipales, c’est qu’à l’occasion des élections, les électeurs s’aperçoivent que les municipalités paient mal, et quand elles paient mal, elles affectent la santé des entreprises de leur territoire. L’artisan dans le bâtiment se retrouve lui-même coincé par la mairie. D’où sa méfiance et son refus de travailler.

C’est d’autant plus vrai que les communes sont, comme l’État, très endettées et, contrairement à l’État, elles sont très surveillées par les organismes de tutelle, préfectures et Cour des comptes. Certaines très petites communes sont très endettées par habitant et dominent le classement (comme Vaujany ou Les Angles, avec des dizaines de milliers d’euros par habitant), mais ce sont généralement des cas très spécifiques liés à des projets d’investissement particuliers.

Parmi les villes plus significatives en population :

  • Paris : dette totale très importante (près de 10 milliards €), mais moyenne par habitant modérée.
  • Levallois-Perret : historiquement souvent la ville la plus endettée par habitant dans la France métropolitaine « classique ».
  • Bagnolet et d’autres villes de la petite couronne parisienne figurent aussi très haut au classement.

Un endettement élevé ne traduit pas toujours une mauvaise gestion. Certaines villes s’endettent pour financer de grands projets d’investissement (infrastructures, écoles, équipements publics) qui rapporteront sur le long terme. D’autres peuvent avoir des contraintes historiques (dépenses de fonctionnement lourdes, faible capacité d’autofinancement) qui pèsent sur leurs comptes.

Un endettement élevé n’entraîne pas forcément toujours des délais de paiement excessifs, mais on dispose d’assez peu d’éléments explicatifs. L’essentiel serait que le maire sortant s’en explique. Parce que si le fournisseur local est mal payé, c’est aussi le contribuable qui paie la facture… et le contribuable, lui, vote.

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